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Codex vs Claude Code : quel agent de code choisir en 2026 ?

Les deux lisent votre dépôt, modifient les fichiers et ouvrent des pull requests. Claude Code expose son plan avant d’écrire, Codex fonce et tourne dans le cloud pendant que votre ordinateur dort. Voici ce qui les sépare vraiment, du prix réel une fois les limites atteintes au site que l’agent vous livre.

Fabien Raquidel
Par · Publié le · 16 min de lecture
Codex contre Claude Code, quel agent de code choisir en 2026
Sommaire 13 parties
  1. Qu’est-ce qu’un agent de code et pourquoi ces deux-là se ressemblent-ils autant ?
  2. Faut-il un agent qui planifie et demande ou un agent qui fonce et livre ?
  3. Où peut-on utiliser Codex et Claude Code ?
  4. Quels modèles tournent derrière chaque agent ?
  5. Au quotidien, lequel aide le mieux à débuter, apprendre et dépanner ?
  6. Pour un gros projet ou du code existant, lequel tient la distance ?
  7. Vos fichiers et votre code sont-ils en sécurité ?
  8. Combien coûtent Codex et Claude Code une fois les limites d’usage comptées ?
  9. Quel agent choisir selon votre profil ?
  10. Votre agent code-t-il un site que les IA peuvent lire et citer ?
  11. Comment faire travailler les deux agents ensemble, étape par étape ?
  12. Lequel garder si vous n’en gardez qu’un ?
  13. Questions fréquentes

En bref

  • Claude Code et Codex font le même travail. Les deux lisent un dépôt, modifient des fichiers, lancent des commandes et ouvrent des pull requests, avec désormais en commun MCP, AGENTS.md, les sous-agents, les hooks et les skills.
  • Ce qui les sépare relève surtout du tempérament. Claude Code montre volontiers sa démarche avant d’écrire une ligne, quand Codex passe pour plus rapide au démarrage et plus endurant en autonomie sur les longues tâches.
  • Codex est compris dans les offres ChatGPT, l’offre gratuite incluse (avec des limites). Pour Claude Code, il faut au minimum l’offre Pro à 20 $ par mois ou un compte API.
  • Si votre site doit être lu et cité par les IA, ce que vous demandez à l’agent de vérifier (robots.txt, rendu côté serveur) compte davantage que le nom de l’agent.

Mardi soir, Slack s’allume. Depuis la dernière mise en production, le formulaire de devis ne part plus sur Safari et le client attend un correctif pour le lendemain matin.

Sur votre écran, deux fenêtres sont ouvertes, un terminal avec Claude Code et l’application ChatGPT avec Codex. Vous lancez lequel en premier ?

En 2026, on vous sert le duel Codex vs Claude Code à toutes les sauces, souvent comme un combat de boxe qui finirait par un K.-O. Autant poser mon biais tout de suite pour que vous en teniez compte (je développe les outils de crawl-ia.com avec Claude Code au quotidien et je n’ouvre Codex que de temps en temps).

Je n’ai fait tourner aucun benchmark maison ni lancé le moindre chronomètre. Ce comparatif repose sur la documentation officielle des deux éditeurs (lue le 11 octobre 2026) et sur ce que m’a appris l’usage quotidien de l’un des deux outils.

Qu’est-ce qu’un agent de code et pourquoi ces deux-là se ressemblent-ils autant ?

L’assistant de code classique se contente de compléter la ligne en cours de frappe. Donnez à un agent de code un objectif comme « corrige l’envoi du formulaire sur Safari » et il lit le projet, retouche les fichiers concernés, lance les tests ou le serveur local, observe ce qui casse puis reprend jusqu’à ce que ça passe.

Cette boucle tourne sans que vous gardiez la main sur le clavier à chaque étape (d’où l’expression codage agentique).

Claude Code (Anthropic) et Codex (OpenAI) rentrent tous les deux dans cette case. Chacun travaille avec git pour les commits, les branches et les pull requests, sait relire du code et se branche sur des outils externes.

Et si vous posez leurs fonctions documentées côte à côte, la partie commune s’allonge vite avec les sous-agents, les hooks, les skills, les tâches planifiées et le protocole MCP.

MCP mérite un détour par son origine. Anthropic a lancé fin 2024 ce Model Context Protocol, un standard ouvert qui relie un modèle à des sources de données et à des outils, puis OpenAI l’a intégré à Codex. Un connecteur écrit pour l’un fonctionne donc en principe chez l’autre.

La même convergence touche les consignes de projet. Codex lit le fichier AGENTS.md alors que Claude Code, qui possède son propre CLAUDE.md, sait aussi lire un AGENTS.md déjà présent, ce qui vous évite de réécrire vos règles quand vous changez d’outil.

Où se cache la différence, alors ? Dans l’écosystème qui vient avec. Prendre Claude Code, c’est souscrire un abonnement Claude, avec ses modèles et ses limites d’usage, alors que prendre Codex revient à payer ChatGPT et l’assistant généraliste qui l’accompagne.

Le prix affiché tranche rarement entre les deux puisque les paliers d’entrée sont voisins.

Faut-il un agent qui planifie et demande ou un agent qui fonce et livre ?

On décrit volontiers Claude Code comme un collègue prudent. En mode plan, il expose sa démarche avant d’écrire quoi que ce soit, questionne quand la demande reste floue et attend votre feu vert. La commande /rewind efface ses modifications si la direction ne vous convient pas.

Codex porte l’étiquette opposée d’un agent qui code sur-le-champ et tient longtemps sans surveillance. Une page entière de sa documentation traite du travail de longue durée. Son offre cloud laisse une tâche avancer pendant que votre machine est en veille.

Ces images tiennent surtout aux réglages par défaut et aux retours d’utilisateurs. Codex propose des approbations et des permissions fines tandis que Claude Code sait mener de longues tâches en arrière-plan, de sorte que vous pouvez rendre le premier plus bavard ou le second plus autonome.

Sur un point, je tranche. Face à du code existant que vous n’avez pas écrit, l’agent qui montre son plan avant de toucher aux fichiers vous fait gagner du temps, car un contresens se repère dans un paragraphe plutôt que dans un diff de quarante fichiers, alors que sur un prototype jetable c’est l’agent qui fonce qui vous sert le mieux.

Où peut-on utiliser Codex et Claude Code ?

On trouve les deux agents à peu près partout. Ce qui compte, c’est votre façon de travailler, puisque certains passent leurs journées dans le terminal pendant que d’autres ne sortent jamais de VS Code ou de PyCharm.

SurfaceClaude CodeCodex
TerminalCLICodex CLI, open source
ÉditeurExtension VS Code (et Cursor), plugin JetBrains (IntelliJ IDEA, PyCharm, WebStorm)Extension Codex pour les éditeurs
Application de bureauApplication Claude, onglet Code (macOS, Windows, Linux en bêta)Application ChatGPT (macOS, Windows, Linux)
Webclaude.ai/codeChatGPT sur le web
MobileApplication mobile ClaudeApplication mobile ChatGPT
Exécution dans le cloudRoutines dans le cloud, agents en arrière-planCodex Cloud
IntégrationsGitHub Actions, GitLab CI/CD, SlackGitHub Action, GitHub, GitLab (bêta), Slack, Linear

Vous êtes sous Linux et préférez une application de bureau au terminal ? La documentation de Codex mentionne Linux, alors que l’application Claude n’y tourne qu’en bêta, sur Ubuntu et Debian. Côté JetBrains, l’avantage va à Claude Code, qui cite nommément IntelliJ IDEA, PyCharm et WebStorm.

Ailleurs, fiez-vous à vos habitudes. Le terminal reste le moyen le plus direct de piloter l’agent (c’est aussi là qu’on enchaîne le plus facilement des scripts), l’éditeur affiche les modifications à l’endroit où vous lisez déjà votre code et l’application de bureau se prête aux longues sessions où plusieurs tâches avancent en parallèle.

Quels modèles tournent derrière chaque agent ?

La qualité d’un agent dépend d’abord du modèle qui raisonne pour lui. Claude Code puise dans les modèles de votre abonnement Claude, Codex dans ceux d’OpenAI. Les deux catalogues ont changé en l’espace de quelques semaines.

AgentModèleCe qu’il faut savoir
Claude CodeClaude Opus 5.5Sorti le 22 septembre 2026
Claude CodeClaude Sonnet 5.5Sorti le 28 septembre 2026
Claude CodeClaude Haiku 5.5Sorti le 7 octobre 2026
Claude CodeFable 5.1Le plus puissant d’Anthropic, via des crédits d’usage en Pro et jusqu’à 50 % des limites hebdomadaires en Max
CodexGPT-6.1 SolAnnoncé le 29 septembre 2026 dans Codex et ChatGPT Work, d’abord pour Pro puis Plus, Business, Enterprise et Edu
CodexGPT-6 AstraLe modèle le plus puissant d’OpenAI, avec un mode Ultrafast réservé à Pro 500
CodexGPT-6 Sol et GPT-6 LunaÉgalement disponibles dans Codex

Anthropic a sorti trois modèles Claude en seize jours, OpenAI a lancé le sien fin septembre et a créé un palier tarifaire au passage. Avec un tel rythme, je ne choisirais pas mon agent sur le modèle du mois, car le classement a de bonnes chances de s’inverser avant Noël.

Regardez plutôt comment chaque éditeur ouvre l’accès à son modèle le plus haut de gamme. Fable 5.1 se paie en crédits chez Anthropic ou se prend sur une part des limites Max.

GPT-6 Astra est bien disponible dans Codex. Il faut pourtant l’offre la plus chère d’OpenAI pour sa version rapide. Et des deux côtés, le meilleur modèle revient plus cher que l’abonnement d’entrée.

Au quotidien, lequel aide le mieux à débuter, apprendre et dépanner ?

Une gérante de boutique qui veut greffer un module de réservation sur son site n’attend pas d’un agent ce qu’en attend un développeur aguerri. Le tableau qui suit donne mon avis, appuyé sur ce que chaque éditeur documente.

UsageGagnantPourquoi
Débuter sans savoir coderCodexIl est inclus dans ChatGPT, offre gratuite comprise, dans une application que beaucoup ont déjà sur leur machine
Comprendre ce qu’on construitClaude CodeLe mode plan expose la démarche avant d’agir et chaque tâche devient une petite leçon
Corriger un bug ponctuelLes deuxLire l’erreur, modifier puis relancer reste la boucle de base des deux agents
Dépanner depuis son téléphoneLes deuxChacun se pilote depuis son application mobile
Tâche qui mêle code, recherche web et imagesCodexSa documentation intègre la recherche web, la génération d’images et le pilotage de l’ordinateur et du navigateur
Garder les mêmes règles de session en sessionClaude CodeLe fichier CLAUDE.md est relu à chaque ouverture et une mémoire automatique fait le lien entre les sessions

Quand on débute, c’est le seuil d’entrée qui tranche. Codex s’essaie sans sortir la carte bancaire et Claude Code n’a rien à opposer à ça, puisqu’il est absent de l’offre gratuite de Claude.

Vous voulez apprendre plutôt que simplement obtenir un résultat ? Alors prenez sans hésiter un agent qui raconte ce qu’il fait. Réclamez le plan à chaque tâche, lisez-le en entier et questionnez tout ce qui vous échappe (même la ligne qui vous semble évidente).

Et au bout de quelques semaines, vous comprendrez votre propre projet au lieu de dépendre d’une boîte noire qui livre du code que personne ne sait relire.

Pour un gros projet ou du code existant, lequel tient la distance ?

Les différences se voient ici. Quand un projet dure plusieurs mois, avec des conventions établies, une base de données et des collègues qui relisent derrière vous, l’agent doit retenir les règles, mener plusieurs tâches de front et parler à vos outils.

Construire un projet de A à Z, qui s’en sort le mieux ?

Le point de départ reste le fichier de consignes. À chaque ouverture de session, Claude Code lit CLAUDE.md, qui contient vos règles de code et l’architecture du projet.

Côté Codex, le fichier s’appelle AGENTS.md (et Claude Code sait aussi le lire). Vous n’avez pas encore tranché entre les deux ? Rédigez un AGENTS.md soigné dès le premier jour, ce qui vous laisse libre de changer d’outil plus tard.

Claude Code y ajoute une mémoire automatique d’une session à l’autre, qui conserve ce qui a été dit sans que vous deviez tout recopier dans le fichier. Les skills complètent le dispositif, des procédures réutilisables qu’on appelle par leur nom, comme une commande /review-pr qui applique à chaque fois la même grille de relecture.

Les hooks, eux, déclenchent une commande avant ou après une action. L’usage le plus courant consiste à formater le code après chaque modification, ce qui met fin aux débats sur les virgules pendant les revues.

Codex documente aussi des skills, des hooks et des sous-agents, si bien que sur le papier les deux outils offrent le même équipement de projet.

Sur crawl-ia.com, ce qui rend Claude Code fiable dans la durée, c’est la combinaison du fichier de consignes, du mode plan et des hooks. Je n’ai pas assez utilisé l’équivalent chez Codex pour prétendre qu’il fait moins bien.

Peut-on déléguer une tâche et fermer l’ordinateur ?

Oui, dans les deux cas. Annoncé le 29 septembre 2026, Codex Cloud permet de lancer puis de reprendre des tâches de code depuis l’ordinateur, le navigateur ou le téléphone.

Vous y configurez des environnements réutilisables (dépôts, outils, dépendances du projet). Chaque tâche s’exécute dans un espace isolé qui continue de tourner pendant que la machine est en veille.

En face, Claude Code propose des agents en arrière-plan et des tâches planifiées. Ses Routines tournent dans le cloud même quand l’ordinateur est éteint, pratique pour les corvées répétitives comme la mise à jour des dépendances du lundi ou le tri des tickets accumulés pendant le week-end.

Pour les chantiers volumineux, chacun sait répartir le travail. Claude Code confie des morceaux d’une tâche à des sous-agents qui avancent en parallèle sous la coordination d’un agent principal. Codex documente lui aussi des sous-agents.

Vous voulez lancer dix chantiers indépendants depuis votre téléphone et trouver les résultats le lendemain matin ? L’offre cloud de Codex a été pensée pour ce cas précis. C’est à elle que je donnerais l’avantage.

Comment brancher ses outils (MCP, GitHub, Slack, Jira) ?

Sans accès à vos outils, un agent ressemble à un stagiaire qu’on aurait enfermé dans une pièce. Les deux se connectent au reste de votre chaîne, avec quelques différences.

Claude Code s’intègre à GitHub Actions et à GitLab CI/CD pour la revue de code automatique et le tri des tickets. Dans Slack, une mention @Claude accompagnée d’un rapport de bug aboutit à une pull request. Via MCP, l’agent lit Google Drive et Slack, met à jour Jira ou dialogue avec vos outils internes.

Codex fournit une GitHub Action, des intégrations avec GitHub, GitLab (toujours en bêta), Slack et Linear, ainsi que MCP. Que Linear figure dans la liste officielle en dit long sur le public visé, même si un connecteur MCP suffit à combler ce type d’écart dans un sens comme dans l’autre.

Si votre équipe travaille sur GitLab, sachez que l’intégration passe par GitLab CI/CD et est documentée chez Claude Code alors qu’elle reste en bêta chez Codex. Sur GitHub, les deux se valent.

Vos fichiers et votre code sont-ils en sécurité ?

Dès qu’un agent exécute des commandes, il peut effacer un dossier, écraser un fichier de configuration ou mettre en ligne une version cassée. Je développe crawl-ia.com avec Claude Code et c’est lui qui dépose les fichiers sur le serveur, après mon accord.

Mon vrai filet ne vient d’aucun éditeur. C’est un petit script de dépôt écrit avec l’agent, qui copie chaque fichier du serveur dans un dossier daté avant de l’écraser puis compare les empreintes des deux côtés.

Depuis le 25 septembre 2026, il a gardé 209 sauvegardes de ce genre. Un dépôt raté se défait en une commande.

Sur mon Mac, l’enjeu est ailleurs. LocalSEO, mon outil SEO maison, tourne en local à côté d’un suivi de positions et d’un crawler, tous branchés sur des API payantes comme DataForSEO ou OpenRouter.

L’agent fouille ces dossiers toute la journée. Mes consignes lui interdisent donc d’afficher une clé d’API et lui demandent de relever un prix plutôt que de l’estimer.

Les éditeurs ajoutent leurs propres garde-fous. Codex mise sur le bac à sable (sandbox), disponible aussi sous Windows, avec des approbations qui trient ce qu’il exécute seul et ce qu’il vous soumet. Dans Codex Cloud, chaque tâche tourne dans un espace isolé.

Claude Code préfère le contrôle avant et après. Le mode plan fait valider la démarche, /rewind défait les modifications et les hooks bloquent une action précise.

J’utilise un hook qui refuse toute modification PHP mêlant un appel système et une donnée reçue d’un formulaire. Il bloque parfois du code sain (l’agent découpe alors sa modification en deux) mais je préfère ce faux positif à une faille.

Quel que soit l’agent, faites-le travailler sur une branche dédiée et relisez le diff avant toute fusion. Git reste le meilleur bouton d’annulation et les deux agents le manipulent sans difficulté.

Combien coûtent Codex et Claude Code une fois les limites d’usage comptées ?

Lue sur la page de tarifs, la comparaison a l’air simple. En pratique, votre facture dépend d’abord du moment où vous butez sur la limite d’usage.

OffrePrixAccès à l’agent
Claude gratuit0 $Pas de Claude Code
Claude Pro20 $ par mois, 17 $ en annuel (HT)Claude Code inclus, Fable 5.1 via des crédits d’usage
Claude MaxÀ partir de 100 $ par mois (HT)5x ou 20x l’usage de Pro, Fable 5.1 jusqu’à 50 % des limites hebdomadaires
Claude Team, Enterprise ou APISelon contrat ou à l’usageClaude Code inclus ou facturé à la consommation via l’Anthropic Console
ChatGPT Free et Go0 € ou environ 8 € par moisCodex inclus avec des limites d’usage
ChatGPT Plus23 € par mois (App Store France)Codex inclus, limites plus hautes
ChatGPT Pro 100103 € par mois (App Store)Codex inclus, accès prioritaire aux nouveaux modèles comme GPT-6.1 Sol
ChatGPT Pro 200229 € par mois (App Store)Codex inclus
ChatGPT Pro 500500 $ par moisCodex inclus, mode Ultrafast de GPT-6 Astra

Anthropic affiche des prix officiels en dollars hors taxes, alors que les tarifs ChatGPT relevés sur l’App Store français sont en euros toutes taxes comprises (sauf Pro 500, annoncé en dollars). Mettre 20 $ face à 23 € revient à comparer deux montants qui n’ont pas la même base, alors tenez compte de la TVA et du taux de change avant de choisir.

Aucune page de tarifs ne fait le calcul des limites à votre place. Chez OpenAI, Codex fait partie de Free, Go, Plus et Pro avec des plafonds qui grimpent selon l’offre, puis des crédits prennent le relais au-delà.

Anthropic raisonne autrement, puisque Max est défini comme un multiple de l’usage de Pro et que le modèle le plus puissant se paie en crédits ou en part des limites hebdomadaires.

Vous lancez quelques tâches par jour ? L’abonnement d’entrée tiendra. Et si vous déléguez des sessions longues, des sous-agents en parallèle ou des tâches dans le cloud, la consommation s’emballe et c’est le palier du dessus ou les crédits qui fixent votre vrai budget, d’où l’intérêt de passer un mois en usage normal pour repérer le moment où vous êtes bloqué avant de signer à l’année.

Quel agent choisir selon votre profil ?

ProfilGagnantPourquoi
Curieux qui veut tester sans sortir la carte bancaireCodexCompris dans l’offre gratuite de ChatGPT, limites comprises
Débutant qui veut apprendreClaude CodeLe mode plan explique ce qu’il va faire avant de toucher au code
Développeur qui passe ses journées dans le terminalLes deuxChacun a son CLI, celui de Codex est open source
Équipe sur un IDE JetBrainsClaude CodePlugin JetBrains documenté pour IntelliJ IDEA, PyCharm et WebStorm
Développeur sous Linux qui préfère une applicationCodexL’application ChatGPT tourne sous Linux alors que celle de Claude n’y existe qu’en bêta
Équipe qui lance beaucoup de tâches en parallèleCodexCodex Cloud et ses environnements réutilisables
Mainteneur d’une grosse base de code existanteClaude CodeCLAUDE.md, mémoire d’une session à l’autre, mode plan et /rewind
Équipe déjà abonnée à ChatGPT Business ou EnterpriseCodexL’agent fait déjà partie de l’abonnement

Ne survolez pas la dernière ligne. Quand votre entreprise paie déjà ChatGPT ou Claude pour tous ses salariés, l’agent fourni avec démarre en tête (le meilleur outil reste souvent celui que la DSI a déjà validé).

Votre agent code-t-il un site que les IA peuvent lire et citer ?

C’est mon métier et pourtant je n’ai trouvé cette question dans aucun des comparatifs que j’ai lus. Claude Code comme Codex vous écrivent volontiers un site complet en une après-midi.

Reste à savoir si les robots de ChatGPT et de Claude le liront, puis le citeront dans leurs réponses. Tout se joue sur deux points que l’agent ne contrôle pas tant que vous ne le lui demandez pas.

Le robots.txt d’abord. L’agent peut très bien générer un fichier par défaut sans que rien ne garantisse qu’il laisse entrer les robots d’IA que vous voulez accueillir, alors que chaque éditeur en fait tourner plusieurs, chacun avec son rôle.

ÉditeurRobotRôle
AnthropicClaudeBotCollecte pour l’entraînement des modèles
AnthropicClaude-SearchBotIndex utilisé pour les réponses
AnthropicClaude-UserVisite à la demande d’un utilisateur
OpenAIGPTBotCollecte pour l’entraînement des modèles
OpenAIOAI-SearchBotIndex de la recherche de ChatGPT
OpenAIChatGPT-UserVisite à la demande d’un utilisateur

Si vous bloquez GPTBot ou ClaudeBot, vous refusez l’entraînement sans sortir des réponses pour autant. Disparaître des citations demanderait de fermer la porte aux robots de recherche et à ceux qui agissent à la demande (ce que veut rarement un site qui cherche des clients). Relisez donc ligne par ligne le fichier écrit par votre agent.

Robots IA lit le robots.txt de votre site et le confronte à tous les robots d’IA connus, avec leurs adresses officielles. En quelques secondes, vous savez lesquels passent et lesquels sont bloqués, volontairement ou non.

Robots IA

Vient ensuite le rendu. C’est là qu’un agent peut se tromper sans que vous le voyiez. Quand l’un d’eux choisit un framework entièrement rendu dans le navigateur, le texte de la page n’apparaît qu’une fois le JavaScript exécuté, si bien qu’un robot qui ne l’exécute pas tombe sur une coquille vide.

Exigez un rendu côté serveur ou une génération statique pour toutes les pages qui doivent être lues. Puis regardez le HTML brut, celui que le serveur renvoie avant le moindre script.

Et le plus simple reste de l’inscrire dans le fichier de consignes. Il suffit d’une ligne dans CLAUDE.md ou AGENTS.md, du genre « chaque page publique doit afficher son contenu principal dans le HTML servi, vérifie-le avec curl après chaque modification », pour que l’agent vérifie de lui-même. Vous pouvez même confier ce contrôle à un hook qui le lancera automatiquement.

Check ChatGPT vous laisse taper une question que posent vos clients pour voir quels sites ChatGPT cite, quelles pages il a lues sans les citer et quelles recherches il a lancées. Ce test vous dit si le site codé par votre agent existe aux yeux de l’IA.

Check ChatGPT

Comment faire travailler les deux agents ensemble, étape par étape ?

Personne ne vous force à trancher. Rien ne vous empêche de répartir les morceaux d’un même problème entre les deux agents. Les standards communs rendent cette cohabitation bien plus simple qu’il y a un an.

  1. Placez à la racine du dépôt un AGENTS.md qui décrit l’architecture et vos règles de code, puisque Codex comme Claude Code le lisent.
  2. Branchez vos connecteurs MCP une seule fois (Jira, Google Drive, outils internes) afin que les deux agents puisent dans les mêmes sources.
  3. Réservez la conception et les retouches sensibles du code existant à l’agent qui planifie, après avoir validé son plan avant la moindre ligne écrite.
  4. Envoyez les tâches indépendantes et répétitives à l’agent qui tourne dans le cloud, chacune dans son propre espace isolé.
  5. Donnez une branche à chaque agent et relisez chaque pull request avant de fusionner.
  6. Faites relire le travail de l’un par l’autre, car deux modèles conçus par des éditeurs différents attrapent des erreurs qu’un même modèle laisserait filer deux fois de suite.

Cette double approche se paie en deux abonnements. Elle a du sens si vous butez souvent sur la limite de l’un des deux, beaucoup moins si vous codez deux soirs par semaine.

Lequel garder si vous n’en gardez qu’un ?

Vous débutez sans budget ? Ouvrez Codex dans ChatGPT dès ce soir. Pour un projet qui doit tenir dans la durée et dont vous voulez comprendre chaque modification, prenez Claude Code (c’est lui que j’utilise tous les jours pour crawl-ia.com).

Quel que soit votre choix, le premier geste reste le même. Créez un AGENTS.md dans votre dépôt, inscrivez-y vos trois règles les plus importantes puis demandez à l’agent de contrôler que votre robots.txt laisse bien passer OAI-SearchBot et Claude-SearchBot.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que Codex ?

Codex, c’est l’agent de code d’OpenAI. Il lit votre projet, modifie les fichiers, lance des commandes et ouvre des pull requests depuis l’application ChatGPT, le terminal avec Codex CLI, une extension d’éditeur ou Codex Cloud.

Quelle différence entre Codex et Claude Code ?

Côté fonctions, l’écart est mince puisque MCP, sous-agents, hooks et skills existent des deux côtés. Tout se joue sur la façon de travailler par défaut et sur l’écosystème de chacun. Claude Code expose volontiers son plan avant de toucher au code alors que Codex a la réputation de démarrer plus vite et mise sur l’exécution dans le cloud (pratique si vous lancez plusieurs tâches en parallèle sans bloquer votre machine).

Codex est-il gratuit ?

Codex est inclus dans toutes les offres ChatGPT, gratuite comprise, avec des limites d’usage qui grimpent avec Go, Plus et Pro. Au-delà, vous passez par des crédits. Claude Code, lui, n’existe pas dans l’offre gratuite de Claude.

Peut-on faire travailler Codex et Claude Code sur le même projet ?

Oui, les deux lisent un fichier AGENTS.md et se branchent sur les mêmes connecteurs MCP. Donnez à chacun sa branche et relisez les pull requests avant de fusionner.

Quel agent de code choisir quand on débute ?

Si vous voulez tester sans sortir la carte bancaire, Codex reste le plus accessible puisqu’il est inclus dans ChatGPT. Pour comprendre ce que vous construisez, Claude Code détaille davantage sa démarche grâce au mode plan. Comptez en revanche au minimum l’offre Pro à 20 $ par mois.

Faut-il passer par la ligne de commande ?

Non. Les deux agents tournent dans un terminal mais aussi dans une extension d’éditeur, une application de bureau, sur le web et sur mobile. Le terminal sert surtout à enchaîner des scripts alors que l’éditeur vous montre les modifications directement dans votre code.

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